ARES III Inviato 29 Novembre, 2023 #1 Inviato 29 Novembre, 2023 Une sédimentation alluviale Le contexte géologique a nécessité la réalisation de deux transects perpendiculaires au méandre pour comprendre la conservation des occupations et de caractériser leur environnement. Ils ont permis de renseigner les séquences géologiques sur des longueurs respectives de 38 et 60 m allant pour le premier à une profondeur de plus de 4 m sur une vingtaine de mètres. Ces séquences témoignent d’une succession de chenaux emboîtés. Un travail spécifique a été mené en collaboration avec des géomorphologues, afin d'appréhender ces dynamiques alluviales et mettre en perspective les indices de fréquentations des berges de l’Oise. Des vestiges néolithiques fugaces Au sud de l’emprise, un petit secteur a livré du mobilier principalement en céramique et quelques structures de type fosse et trou de poteau, organisées en arc de cercle. Le niveau dans lequel s’inscrit les vestiges est recoupé par un chenal. Ces vestiges sont assez fugaces. Leur attribution chronologique s’oriente vers le Néolithique moyen et plus particulièrement vers le Cerny (4600-4200 av. notre ère). Une concentration mésolithique Au nord-ouest du site, une nappe de vestiges lithiques d’environ 400 m² a été mise au jour. S’étendant sur 50 m de long et 8 m de large, elle est principalement constituée de silex taillés et de nombreux fragments de calcaire, de grès et de galets de silex brûlés. S’y ajoutent également quelques vestiges osseux épars et de rares outils en os. La quasi-absence de céramique et la nature des pièces en silex semblent orienter leur attribution chronologique vers le Mésolithique. Cet ensemble est constitué de peu d’éléments caractéristiques comme les armatures de flèche. Leur type varie très vite au cours de cette période. Elles permettent bien souvent une datation plus fine, comme le précisera peut-être l'étude de cette série. Cette nappe de mobilier se caractérise néanmoins par une assez forte dispersion verticale des vestiges, de l’ordre de 70 cm en moyenne. Il s’agit d’un phénomène récurent pour les sites préhistoriques du début de l’Holocène qui connaissent généralement une faible sédimentation associée à une forte activité biologique végétale (racines) et animale (terriers) qui remonte certains objets anciens et en enfouit des plus récents. Ainsi, cette nappe pourrait être également constituée de vestiges d’autres périodes, comme cela pourrait être le cas des nombreux fragments de roches brûlés. Ceux-ci se retrouvent en effet parfois accumulés dans des cuvettes au comblement noir, souvent très irrégulières et de taille variables évoquant des chablis brûlés. Un défrichage pourrait donc avoir eu lieu à une période postérieure au Mésolithique, pratique fréquemment observée chez les populations d’agro-pasteurs. L’étude des restes osseux découverts résoudra peut-être cette question grâce à la caractérisation des espèces animales présentes. En effet, la mise en évidence de faunes domestiques comme le bœuf, le mouton ou le cochon, introduites au Néolithique, tranche avec le contexte de faune sauvage du Mésolithique. Affiner l’attribution chronologique des occupations de ce site sera un des enjeux des études à venir, et les mettre en perspective dans leur contexte plus général géologique et environnemental. Investigation profonde. © A.-L. Sadou, Inrap Aménageurs : Société du canal Seine-Nord-Europe Contrôle scientifique : Service Régional de l’Archéologie (Drac Hauts-de-France) Recherche archéologique : Inrap Responsable scientifique : Anne-Lise Sadou, Inrap https://www.inrap.fr/des-vestiges-de-frequentation-mesolithique-thourotte-oise-17636 1 Cita
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